Soul Calibur IV
Test : Soul Calibur IV
Le 25/07/2008 par Farro
Déjà inscrit au panthéon des meilleur jeux de combat, SoulCalibur aiguise encore un peu plus son tranchant pour se tailler une place de choix sur Xbox 360 et PlayStation 3 (ici testé sur 360).
La castagne a beau se régler avant tout à mins nues, c'est pourtant à l'arme blanche que sont écrites quelques-unes des plus belles pages de l'histoire du jeu de combat. Et si les lames de Samurai Shodown ou de The Last Blade reposent depuis longtemps dans leur fourreau, celles de SoulCalibur n'ont pas fini de s'entrechoquer. Car ni le poing d'acier de Tekken ni l'intransigeance de Virtua Fighter n'ont émoussé la popularité de cette série, qui accueille le quatrième volet de la saga. Alors lorsque on reçoit la version Xbox 360 en import, on se gêne pas pour le tester.
Finish Him!
Dès le lancement, la finesse des graphismes témoigne que l'on se trouve bien sur 360, et si l'évolution graphique qui sépare SCIV du précédent et unique volet sur la première Xbox, n'a rien du gouffre creusé lors du passage de la PSone à la Dreamcast, la réalisation flatte bel et bien la rétine, forte d'un affichage en 720p et en 60 images par seconde. Certes, on tique encore sur certaines animations recyclées des anciens volets et sur quelques enchevêtrements de polygones qu'on aimerait à voir enfin disparaître.
Mais la fludité et la dimension spectaculaire des combats font à nouveau leurs preuves. Il n'y a qu'a voir les gestes de Seigfreid pour s'en convaincre, sa lourde épée arrachant des étincelles aux dagues de Taki, dont la poitrine n'a plus rien à envier aux formes épanouies des héroïnes de Dead Or Alive. Mais le plus que le bonnet D de la ninja, la première chose qui frappe est l'apparition d'une sphère près de chacune des barres de vie. Baptisée Soul Gage, celle-ci change de couleur au fil des attaques et des parades, devenant bleue pour l'attaquant et rouge pour alerter le défenseur de sa position délicat. Car sous des assauts répétés, la Soul Gage finit par clignoter jusqu'à ce que la défense du joueur se brise. Une position critique durant laquelle l'assaillant peut priver son adversaire acculé des parties haute, centrale ou basse de son armure, également symbolisées par trois petits carrés à l'écran.
Au-delà de l'aspect purement visuel d'une épaulette pulvérisée ou d'un pantalon lacéré, la perte même patielle de l'armure met le combattant à la merci d'un Critical Finish, autre nouveauté de cet opus. Véritable coup de grâce propre à chaque perso, cette attaque sous forme de petite cinématique permet remporter immédiatement le round quelle que soit la vie restant à l'adversaire. S'il n'innove quère dans le petit monde de la baston, ce Critical Finish encourage néanmoins à jouer de manière plus offensive plutôt que de se réfugier abusivement derrière la garde et figer ainsi le combat. Une manière plus simple, aussi, pour les débutants de trouver l'ouverture face à la technique du Guard Impact, toujours présente, qui réclame timing et réflexes pour détourner un coup adverse.
Du sang neuf dans l'arène
SCIV répond à une double ambition. D'une part, satisfaire à tout prix l'exigence des fans de la série, mais aussi séduire de nouveaux joueurs pas forcément adeptes du genre. L'apparition d'un perso exclusif à chacune des trois versions de SCII fut très appréciée, les développeurs renouvele ce clin d'oeil. En optant Vador et Yoda, c'est une manière comme une autre de faire venir un public attirés par ces deux figures emblématiques. Un grand écart entre puristes et nouveaux venus, qui heureusement ne nuit nullement à la profondeur du jeu. Le pad en main, on retrouve immédiatement nos marques, le système de combat obéissant à ce mélange caractéristique de technicité, de précision et d'accessibilité.
La configuration des touches n'a pas changé non plus et se répartit toujours entre garde, attaques horizontale et verticale, ainsi que coup de pied. Toutes les stratégies de base reviennent elles aussi naturellement, comme contourner l'adversaire, alterner la hauteur et la portée des ses assualts pour déjouer la défense, ou encore transpercer la garde par une chope inatendue, une attaque chargée ou un coup imparable, auréolé d'éclairs ou de flammes.
Hors du Ring
Particulièrement prédominantes et stratégiques dans les épisodes précédents, les sorties du ring se font en revanche plus rares, les développeurs préférant maintenant prolonger les duels au maximum en plaçant ici ou là quelques parois à briser avant que la chute ne devienne possible. De quoi éviter nombre de faux pas aux joueurs peu aguerris. Mais la lutte n'en devient que plus acharnée, d'autant que des nouvelles perspectives s'offrent aux amateurs de combos. Avec ses courbes cuirassées, Hilde, l'un des nouveaux persos de ce jeu, combine deux armes (une courte épée et une lance) et permet de maintenir enfoncée la touche de l'une tout en ferraillant avec l'autre, avant de relâcher le premier bouton pour porter une estocade inattendue.
Du pur SoulCalibur
Au-delà de son système complet, spectaculaire et adapté à tous les styles de joueurs, la saga a toujours puisé une grande partie de son intérêt dans la richesse de ses modes et de son contenu solo exceptionelle généreux pour le genre, conférant à chaque épisode une durée de vie et un sentiment de peaufinage à toute épreuve. Beaucoup de surprises sur ce point, un mode histoire et ses rencontres sur la carte du monde reprennent du service, tout comme le mode création de vos propres guerriers, apparu dans SCIII. La customisation va néanmoins un cran plus loin que la simple apparence, puisque chaque élément que vous placerez sur l'un des dix emplacements de votre perso modifiera ses attributs (résistance, force de frappe, vitesse, etc.), permettant de pallier ou de renforcer vos laucunes.
Mais la principale nouveauté de SCIV reste bien entendu l'apparition du mode online et de ses duels entre persos standarts ou personnalisés, qui propose des tournois et des classements. Ca ne lag pas (compte japonais en plus). Ce nouveau chapitre du récit des âmes et des épées est le nouveau titre incontournable de la baston, pas forcément révolutionnaire ni très audacieux par rapport à ses aînés, mais d'un calibre toujours aussi exceptionnel. Et c'est bien là l'essentiel.
La castagne a beau se régler avant tout à mins nues, c'est pourtant à l'arme blanche que sont écrites quelques-unes des plus belles pages de l'histoire du jeu de combat. Et si les lames de Samurai Shodown ou de The Last Blade reposent depuis longtemps dans leur fourreau, celles de SoulCalibur n'ont pas fini de s'entrechoquer. Car ni le poing d'acier de Tekken ni l'intransigeance de Virtua Fighter n'ont émoussé la popularité de cette série, qui accueille le quatrième volet de la saga. Alors lorsque on reçoit la version Xbox 360 en import, on se gêne pas pour le tester.
Finish Him!
Dès le lancement, la finesse des graphismes témoigne que l'on se trouve bien sur 360, et si l'évolution graphique qui sépare SCIV du précédent et unique volet sur la première Xbox, n'a rien du gouffre creusé lors du passage de la PSone à la Dreamcast, la réalisation flatte bel et bien la rétine, forte d'un affichage en 720p et en 60 images par seconde. Certes, on tique encore sur certaines animations recyclées des anciens volets et sur quelques enchevêtrements de polygones qu'on aimerait à voir enfin disparaître.
Mais la fludité et la dimension spectaculaire des combats font à nouveau leurs preuves. Il n'y a qu'a voir les gestes de Seigfreid pour s'en convaincre, sa lourde épée arrachant des étincelles aux dagues de Taki, dont la poitrine n'a plus rien à envier aux formes épanouies des héroïnes de Dead Or Alive. Mais le plus que le bonnet D de la ninja, la première chose qui frappe est l'apparition d'une sphère près de chacune des barres de vie. Baptisée Soul Gage, celle-ci change de couleur au fil des attaques et des parades, devenant bleue pour l'attaquant et rouge pour alerter le défenseur de sa position délicat. Car sous des assauts répétés, la Soul Gage finit par clignoter jusqu'à ce que la défense du joueur se brise. Une position critique durant laquelle l'assaillant peut priver son adversaire acculé des parties haute, centrale ou basse de son armure, également symbolisées par trois petits carrés à l'écran.
Au-delà de l'aspect purement visuel d'une épaulette pulvérisée ou d'un pantalon lacéré, la perte même patielle de l'armure met le combattant à la merci d'un Critical Finish, autre nouveauté de cet opus. Véritable coup de grâce propre à chaque perso, cette attaque sous forme de petite cinématique permet remporter immédiatement le round quelle que soit la vie restant à l'adversaire. S'il n'innove quère dans le petit monde de la baston, ce Critical Finish encourage néanmoins à jouer de manière plus offensive plutôt que de se réfugier abusivement derrière la garde et figer ainsi le combat. Une manière plus simple, aussi, pour les débutants de trouver l'ouverture face à la technique du Guard Impact, toujours présente, qui réclame timing et réflexes pour détourner un coup adverse.
Du sang neuf dans l'arène
SCIV répond à une double ambition. D'une part, satisfaire à tout prix l'exigence des fans de la série, mais aussi séduire de nouveaux joueurs pas forcément adeptes du genre. L'apparition d'un perso exclusif à chacune des trois versions de SCII fut très appréciée, les développeurs renouvele ce clin d'oeil. En optant Vador et Yoda, c'est une manière comme une autre de faire venir un public attirés par ces deux figures emblématiques. Un grand écart entre puristes et nouveaux venus, qui heureusement ne nuit nullement à la profondeur du jeu. Le pad en main, on retrouve immédiatement nos marques, le système de combat obéissant à ce mélange caractéristique de technicité, de précision et d'accessibilité.
La configuration des touches n'a pas changé non plus et se répartit toujours entre garde, attaques horizontale et verticale, ainsi que coup de pied. Toutes les stratégies de base reviennent elles aussi naturellement, comme contourner l'adversaire, alterner la hauteur et la portée des ses assualts pour déjouer la défense, ou encore transpercer la garde par une chope inatendue, une attaque chargée ou un coup imparable, auréolé d'éclairs ou de flammes.
Hors du Ring
Particulièrement prédominantes et stratégiques dans les épisodes précédents, les sorties du ring se font en revanche plus rares, les développeurs préférant maintenant prolonger les duels au maximum en plaçant ici ou là quelques parois à briser avant que la chute ne devienne possible. De quoi éviter nombre de faux pas aux joueurs peu aguerris. Mais la lutte n'en devient que plus acharnée, d'autant que des nouvelles perspectives s'offrent aux amateurs de combos. Avec ses courbes cuirassées, Hilde, l'un des nouveaux persos de ce jeu, combine deux armes (une courte épée et une lance) et permet de maintenir enfoncée la touche de l'une tout en ferraillant avec l'autre, avant de relâcher le premier bouton pour porter une estocade inattendue.
Du pur SoulCalibur
Au-delà de son système complet, spectaculaire et adapté à tous les styles de joueurs, la saga a toujours puisé une grande partie de son intérêt dans la richesse de ses modes et de son contenu solo exceptionelle généreux pour le genre, conférant à chaque épisode une durée de vie et un sentiment de peaufinage à toute épreuve. Beaucoup de surprises sur ce point, un mode histoire et ses rencontres sur la carte du monde reprennent du service, tout comme le mode création de vos propres guerriers, apparu dans SCIII. La customisation va néanmoins un cran plus loin que la simple apparence, puisque chaque élément que vous placerez sur l'un des dix emplacements de votre perso modifiera ses attributs (résistance, force de frappe, vitesse, etc.), permettant de pallier ou de renforcer vos laucunes.
Mais la principale nouveauté de SCIV reste bien entendu l'apparition du mode online et de ses duels entre persos standarts ou personnalisés, qui propose des tournois et des classements. Ca ne lag pas (compte japonais en plus). Ce nouveau chapitre du récit des âmes et des épées est le nouveau titre incontournable de la baston, pas forcément révolutionnaire ni très audacieux par rapport à ses aînés, mais d'un calibre toujours aussi exceptionnel. Et c'est bien là l'essentiel.
Bilan :
SoulCalibur IV devrait combler les fans avec un rendu visuel très coloré, une animation qui n'ai jamais prise en défaut malgré la richesse affiché.
Sans oublier la jouabilité légendaire toujours autant efficace. Un hit à ne pas rater.
8/10
>> Images :
Infos Jeu
Soul Calibur IV

Développeur : Namco Bandai Games
Genre : Combat
Nombre de joueurs : 1-2
Sortie Française : 31 juillet
Sortie US : 29 juillet
Sortie Japonaise : 31 juillet
Site officiel
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