Dragon Quest IV



Test : Dragon Quest IV
Le 13/08/2008 par Rima



Arrivée très tardivement en Europe, la saga des Dragon Quest n'en demeure pas moins la préférée des japonais, devancant même Final Fantasy de Hironobu Sakaguchi. Dépassant allégrement la trentaine de titres parus, la série de Yuri Horii aura mis ainsi pas moins de vingt ans, vingt longues années, avant d'arriver sur le vieux continent. Et pour cause, Dragon Quest est une oeuvre qui s'insère dans une austérité aussi bien ludique que visuele. Depuis toujours, le character designer n'est autre que le créateur de Dragon Ball, à savoir Akira Toriyama. L'autre emblème de cette création, auréolé d'un conservatisme japonais sans précédent, n'est autre que le compositeur attitré, Koichi Sugiyama. Nous vous invitons maintenant à découvrir ce remake de Dragon Quest IV qui devrait sortir en France le 12 septembre, que nous avons testés sur une version japonaise.


Les plus grincheux regretteront (tout en râlant) la vague de remakes made in Square-Enix qui pullulent sur Nintendo DS. Cette philosophie du recyclage ne risque pas de s'arrêter de sitôt car elle est l'une des clés du gigantisme du C.A de la société nippone.


Dragon Quest IV est paru au Japon en 1990, le 11 février très exactement. Autant dire que la trame scénaristique principale a vieilli. Pour autant, il demeure très intéressant par le découpage de sa structure narrative scindée en 5 chapitres, avec autant de personnages jouables. Et si Square-Enix a décidé de produire des remakes Nintendo DS allant de l'épisode 4 au numéro 6, c'est que ce fameux épisode est le premier d'une trilogie. Que ce soit dans l'opus 4, 5 ou 6, on retrouve en effet des élémentspouvant se relier entre eux. Voilà pourquoi les fans ont rapidement considéré ces trois volets comme une trilogie. Dragon Quest IV n'a pas connu son premeir remake sur DS, mais sur PlayStation. C'est durant l'année 2001 que sort un remake du quatrième opus sur console de Sony. Il s'gaira d'ailleurs, à ma connaissance, de la seule réédition que cette machine ait connue.


Une structure narrative d'époque

Pour celles et ceux qui ne s'en rendraient pas compte, il faut se rappeler que Dragon Quest IV a vu le jour au Japon en 1990, il y a prés de 18 ans ! la Super Famicom était déjà dans toutes les têtes, puisq'elle est arrivé quelques mois après (le 21 novembre). Autant vous dire que Dragon Quest IV était loin de faire partie du summun de la technologie. A cette époque reculée, les jeux vidéo, y compris les RPG, n'étaient pas reputés pour développer une histoire complexe alternant de multiples protagonistes. C'est pourtant ce que les développeurs d'Enix sont parvenus à réaliser en implantant pas moins de 5 histoires. Aussi qu'elle ne fut pas la claque des joueurs japonais qui ont découvert en 90, sur une machine 8 bits de sucroît, un jeu mettant en exergue des personnages réalistes, une trame scénaristique passionnante et de multiples quêtes secondaires. Si tout cela peut sembler habituel, voire caduque aujourd'hui, il n'en demeure pas moins qu'il s'agissait d'une révolution à l'époque. Dragon Quest IV met aisni en avant Raian (ou Ragnar en US, le premier personnage de l'aventure que vous aurez à parcourir plus trad, c'est Taneko, qui devient votre héros (Taloon en américain). Dans Dragon Quest IV, toujours aussi gros et parasseux, il aspire à monter sa propre boutique. Le jeu de Square-Enix nous invite également à découvrir les péripéties de Maanya et Minea (Mara et Nara dans sa version américaine), deux jumelles souhiatant venger la mort de leur père. Arina (Alena en US), quant à elle, est une princesse qui s'ennuie dans son royaume. Elle décide donc de partir à l'aventure et de voyager. Pour chacun de ces héros, des aides secondaires vont se rallier. Dragon Quest IV développe aussi bien des personnages joubales que non jouables, comme Hoimin, le slime qui rêve de devenir un humain. Si en 1990, ce fut une vraie claque, croyez-bien qu'en 2008 la recette fonctionne toujours aussi bien.

DS Open

A l'allumage de la DS, on est accueilli par une agréable "introduction" en 3D. L'écran du haut matérialise un virevoltant vers un château planté sur une falaise. L'effet est plutôt bien fichu, et si on attend quelques secondes, le ciel change de teinte. Intrigué, j'ai laissé tourner la séquence un moment . Le dragon se met alors à tournoyer et disparait derrière la bâtisse. Par rapport à la version DS, les versions américaines et japonaises de Dragon Quest IV (ou Dragon Warrior IV pour les US) sont bien évidemment plus sobres, même si l'opus venant du soleil levant a cette particularité d'arborer un logo identique. Alors que l'opus 8 bits débute par l'entrée en fanfare du roi. Dragon Quest IV nouvelle génération propose un p'tit amuse-guele supplémentaire. Rien d'extraodinaire mais cette introduction a le mérite d'exister, puisqu'elle présente ni plus ni moins le véritable héros (homme ou femme d'ailleurs, selon le choix que vous aurez fait à l'allumage de la console)de l'aventure. C'est-à-dire-vous ! C'est par la suite que démarre l'aventure. Tout comme le conte la version NES : C'est une histoire d'une armée de soldats d'une ville portant le nom de Burland. Parmi ces protecteurs de la veuve et de l'orphelin, vous êtes le soldat Ragnar. Tout commence alors que vous êtes appelé, avec vos compatriotes, à rejoindre la cour royale. Le roi a en effet un message important à délivrer. Quelque chose d'étrange est en train de se passer au village d'Izmit et il est temps pour Ragnar et ses comparses de trouver les causes de ces désagréments.


Ainsi commence la trame narrative de Dragon Quest IV. Par rapport à la version NES, il faut noter un changement d'importance dans la moture DS. L'opus 8 bits propose, en effet un menu à chaque pression sur la touche. A disposant de ces choix : parler, magies, statuts, items, équipement, stratégie, porte et enfin, recherche,
qui permet comme son nom l'indique, de fouiner comme bon nous semble. Ce système austère vous en conviendrez et rappelant les point & click, a disparu sur DS, ou en tout cas partiellement. Un tel gameplay mettrait sans doute à mal une telle cartouche de nos jours, c'est pourquoi les développeurs ont simplement repris le principe du remake PSone. La touche A de la DS ne sert ainsi qu'a parler, elle sert également à débusquer les objets, voire à fracasser ce qui peut l'^tre (en effet, les développeurs ont rajouté des tonneaux de bois un peu partout, certains contenant des items très précieux). C'est par la touche Y que vous aurez accés au menu précédemment cité, certains éléments (comme l'ouverture de porte) ayant habillement disparu.

Jour, nuit, jour, nuit...

Dans Dragon Quest IV, le jour et la nuit ont une grande importance, et sont même les éléments déclencheurs de telle ou telle vérité, vous permettant ainsi d'avancer dans votre quête. Ainsi , au tout départ de l'aventure, vous tombez sur la soeur d'un dénomé Alex, parti en reconnaissance à Izmit. Une fois arrivé sur place, Izmit étant le thétare d'enlèvements d'enfants (ce dont parlait le roi), vous découvrez le jeune Alen en train de croupir au fond d'une cellule, pour simple fait d'avoir volé du pain. Seulement voilà, avant de découvrir qu'il s'agit d'Alex, il va falloir revenir à Izmit à la nuit tombée, pour faire parler le maître d'école qui vous indiquera alors que les enfants connaissent des choses que même les adultes ne savent pas. En allant voir le seul garnement ancore debout a cette heure, Ragnar découvre qu'Alex est l'homme emprisonné. On fait très vite le tour d'Izmit qui est un simple village à l'inverse de Burland qui est une terre "Seigneuriale", un royaume disposant de son château et de son roi. Ceci étant fait, vous n'avez d'autre choix que de rejoindre la soeur d'Alex afin de la prévenir. D'ailleurs, en rentrant à Burland, prenez bien garde à certains ennemis qui ne sortent que la nuit. Une fois que vous avez ramené Flora à son cher et tendre (qui malheureusement a perdu la mémoire), vous vous trouverez en présence d'un indice vous permettant de débuter votre périple pour de bon. Si Dragon Quest IV met un peu de temps à démarrer, et peut sembler très austère ou froid au premier abord, il devient vite passionnant.

Level-up en puissance

Qu'on se le dise, Dragon Quest IV (l'instar de tous les autres opus d'ailleurs) requiert un level-up particulièrement chargé. Comprenez par là que vous passerez la majeure partie de votre temps à déjouer et éliminer les ennemis. Ces derniers sont en effet plutôt costauds, et à moins de longues et fastidieuses heures de leveling, vous ne pourrez avancer suffisament dans votre quête. Les affrontements ont gardé le même principe que sur NES, à asavoir une vue subjective des plus classiques, où l'on ne voit que ses adversaires. Par contre, sur l'ancienne concole Big-N, le fond était en noir, les menus étaient en noir et blanc et les seules animations étaient matérialisées seulement par des tremblements d'écran ou des effacements de sprites. Autant vous vous dire que si on avait retrouvé ça sur DS, on aurait crié au scandale. Ici donc, nous avons droit à des environnements en arrière-plan, à des animations avec bien plus de dexux étapes de mouvement ou encore, à une matérialisation du coup parté, avec un "slash" visuel qui, à défaut d'être impressionnant, n'en reste pas moins bienvenu. Si les combats de Dragon Quest IV restent, dans l'ensemble, assez classiques (mais intéressants), c'est à partir du 5ème chapitre que tout bascule soudainement. Explications.


Le syndrome du 5ème chapitre

Pour cette pahse ultime, on reprend en main le héros du jeu (ou l'héroïne) découvert en tout début du jeu. Les habitants de votre village vivent paisiblement, mais cela ne dure évidemment pas. Ces derniers sont attaqués par une horde de monstres belliqueux, bien évidemment, tout cela va tourner court et vous n'avez pas d'autre choix que de fuir le village, avant de rencontrer les autres protagonistes (avec lesquels vous aurez joué durant les 4 premiers chapitres). Ce dernier volet narratif met en exergue les différents caractères de vos héros. C'était d'ailleurs la première fois qu'un jeu de rôle japonais mettait à ce point en avant la personnalité des personnages. Car Dragon Quest IV est un véritable hors-d'oeuvre en matière de narration et de scénario. Ludiquement parlant, ce cinquième chapitre permet aussi au joueur d'avoir plus de liberté, puisqu'il sera possible de vous balader où bon vous semble... une fois que vous aurez mis la mian sur le bateau. C'est également dans ce cinquième chapitre qu'apparaît le chariot0 En fait ce dernier est d'une importance capitale même s'il ne fait que trimballet les membres de votre équipe. En effet, dans les joutes vous pourrez attaquer jusqu'à 4 personnages, mais votre équipe peut comporter jusqu'à 8 protagonistes prêts à croiser le fer. Ce qui est génial avec ce système, outre le fait que le chariot peut se déplacer qur toute la carte ainsi qu'à des endroits particuliers (comme des grottes, par exemple), c'est que pouvez lors des combats opérer à des changements stratégiques afin de bien évidemment surprendre vos opossants. Cela rajoute bien évidemment un intérêt supplémentaire à ceux-ci, d'autant plus qu'à ce niveau de l'avneture (le jeu étant assez difficile), même s'il m'a semblé moins retors sur l'original, les monstres sont bien corsés.


AI System

Il s'agit, comme son nom l'indique, d'un sytème d'intiligence artificielle qui apparaît dans le cinquième chapitre. En effet, durant cette dernière partie du jeu, vous contrôlez uniquement le héros du jeu (ou l'heroïne) et le reste de l'équipe est alors géré par ce programme informatique donnant les ordres à vos coéquipiers. Durant les combats, vous ne pouvez pas dépasser le nombre de 4 protagonistes. Vos trois autres compagnons réagissent selon un choix préalable affiché dans l'écran tactique : normal, attaque, défense, protéger les points MP, utiliser la magie ou encore tenter le tout pour le tout. Si ce AI system répond plutôt bien et s'avère assez efficace, il ne fera toutefois par l'unanimité auprès des joueurs, la faute à un concept un peu trop restrctif.


Et en 2008, ça donne quoi tout ça ?

Autant vous le dire tout de suite : ça assure sans casser la baraque. En gros, on se situe en dessous des titres récemment sortis sur DS. Si le jeu reste fin, coloré et varié au niveau de ses environements et protagonistes, il n'en reste pas moins techniquement assez limité. Pas d'effets de la muerte, pas de "lens flare" aveuglant et pas d'animations mignonettes supllémentaires comme on peut en voir dans les remakes PSP de Final Fantasy I & II. C'est toujours intéressant par contre de relever les nombreux détails en faisant tournoyer la caméra (via L et R) comme on le souhaite (sauf lors des déplacements sur la carte). On saluera également le travail réalisé sur les bâtisses qui ont été réalisées en 3D et qui apportent un certain réalisme à l'ensemble. En terme de visibilité, Dragon Quest IV fait très fort, puisqu'on n'est à aucun cas moment gêné par des graphismes trop colorés ou agressifs. C'est assaisonné comme il le faut, dirons-nous. Au niveau de l'ambiance, on retrouve les fameux thèmes de la série, et le résultat est d'autant plus flatteur que l'instrumentation ne souffre jamais des capacités
en la matière de la console. A la base, cele reste du travail made in Sugiyama et l'ensemble sonore est très agréable à l'oreille.


Dragon Quest IV est donc un remake sans surprise. On y retrouve la patte du trio de choc Hori, Toriyama, Sugiyama,. L'aventure reste très intéressante, réellement variée et propose des concepts assez géniaux quand on se rappelle que cette oeuvre ludique remonte à 1990. Concernant le contenu en lui-même, on retrouve les ajouts apparus dans la version PlayStation. Sur DS, on adroit au faciès de notre héros durant les combats et l'utilisation des deux écrans est appréciable. rien d'exceptionnel toutefois, mais le jeu reste une valeur sûre en matière de RPG sur DS



Bilan :
Toujours aussi intéressant, Dragon Quest sur DS est un ecellent soft, même s'il ne révolutionne en rien sur le marché des RPG japonais. Le travail réalisé par les équipes de Square-Enix est quand même appréciable, et on prend plaisir à déambuler avec autant de protagonistes. Dragon quest IV reste donc un excellent jeu.

8/10
>> Images :


Images :



 
Infos Jeu

Dragon Quest IV



Editeur : Square Enix
Développeur : ArtePiazza
Genre : RPG
Nombre de joueurs : 1-1
Sortie Française : 12 septembre 2008
Sortie US : 16 septembre 2008
Sortie Japonaise : 22 novembre 2007
Site officiel

Plus...
 
Rechercher un jeu


 
 
 
 
 
 
 

Jeux-Mag' V1.0, Magazine de Jeux Vidéo sur Nintendo Wii, Nintendo DS, GameCube, Game Boy Advance, Sony PlayStation 3, Sony PlayStation 2, Sony PSP, Microsoft Xbox 360, Microsoft Xbox, Nokia N-Gage et PC.
Copyright © 2008 Jeux-Mag.net, toute copie intégrale ou partielle est interdite.
Les images sont Copyright © par leurs propriétaires.

JeuxCherche.com - ActuGaming.com - Numerama.com - Ejayremy - Referencement-gratuit.net