Test : Gears of War 2
Le 06/11/2008 par Ryo
Vous êtes le dernier rempart entre l'humanité et la horde locuste. Marcus Fenix revient avec ses flingues, sa hargne et ses bottes cloutées, ça va moucher rouge.
Depuis sa sortie fin 2006, Gears of Wars est unanimement devenu la référence du jeu de tir en vue à la troisième personne sur Xbox 360, voire toutes consoles confondues. Pour ce deuxième volet, les développeurs de chez Epic avaient une pression monumentale sur les épaules et des millions de fans qui les attendaient au tournant. Mais heureusement, la pression, les créateurs d'Unreal, font avec depuis bien des années et ça ne les empêche pas de pondre régulièrement de véritables bombes pour enflammer nos pads. Et autant le dire tout de suite, Gears of War 2 ne déroge pas à la règle, il est tout simplement énorme !
La suite
A la fin du premier volet, l'humanité pensait avoir mis une raclée aux Locustes (de vilains aliens pas beaux qui voulaient nous exterminer) en utilisant une bombe qui ferait passer celle d'Hiroshima pour un vulgaire pétard. Manque de chance, comme le rappelle la cinématique d'introduction de se second volet, la détonation a envoyé dans l'air de la planète Sera des particules qui propagent une maladie : la Rust Lang, une sorte de tuberculose version gore. Et pendant que tout le monde tousse, la horde des Locustes revient, bien décidée à éliminer l'espèce humaine pour de bon. Celle-ci s'est retranchée dans son dernier refuge : la ville de Jacinto. Dans l'histoire de la Terre, San Jacinto était le nom d'une bataille qui avait vu l'armée du Texas triompher de l'armée mexicaine en... 18 minutes.
Recherche Maria Désespérément
L'histoire de ce nouvel opus fait encore plus dans la démesure, mais on s'attarde également sur les sentiments et relations des brutasses de 200kg qui constituent notre équipe. Dominic Santiago cherche donc à retrouver sa femme Maria pendant que Marcus Fenix s'interroge sur les mérites comparés des balles dum-dum par rapport aux obus de 120mm. De toute manière, le scénario du premier volet était tellement au ras des pâquerettes que cette suite ne fait pas pire. Inutile de jouer les innocents, ce qui nous intéresse vraiment, c'est que cet opus à dans le ventre, pas de voir un gros balourd pleurer sur l'épaule de son camarade en lui parlant de sa femme (ne riez pas, ça arrive).
Si Gears of War (sorti en 2006) était déjà une claque visuelle, son descendant lui enfonce la tronche à coups de batte cloutée. Effets de brumes, déformations de liquides, flou en cas de déplacement rapide, les bons points s'accumulent vite et l'écart avec le premier GOW se creuse rapidement. Faire courir Marcus dans un cours d'eau, voir des tanks briser les arbres sur leur passage alors que le ciel est obscurci par les tirs de nos hélicoptères... c'est à pleurer ! La variété des détails et le moteur physique donnent au jeu un cachet de film de guerre bien crade. En plus, cette fois-ci, seul un tiers du soft se déroule sous terre, nous pouvons visiter un peu plus la surface désolée de la planète Sera. Les Locustes bénéficient eux aussi des prouesses de l'Unreal Engine 3 et sont plus laids que jamais (si, si, c'est une bonne chose)! On a rarement vu des monstres aussi repoussants et détaillés. De la bête de guerre armée d'un mortier au sniper tellement baraqué qu'il peut difficilement être discret en passant par les célèbres Brumaks (croisement incertain entre un troll, un tank et une moissonneuse-batteuse), vous allez souffrir. Cerise sur la gâteau : la possibilité de chevaucher certaines montures Locustes comme les Corpsers (une sorte d'araignée géante). Enfin, si le contact ne vous dégoute pas trop... Mais pas d'inquiétude, Epic s'est aussi lâché sur l'équipement de nos héros et nous avons de quoi lutter à armes égales contre ces satanés Locustes. Boucliers rétractables, tronçonneuses, fusils à pompe et à lunette, autant de manières sympathiques de faire connaissance avec ces aliens. On sent bien la patte Unreal sur l'arsenal de mort que transportent Marcus et ses amis psychotiques.
Un arsenal d'enfer
L'âme du boucher qui sommeille en vous s'en donnera à coeur joie. En effet, votre imagination est récompensée lors de la mise à mort des Locustes qui ont le malheur de croiser votre chemin. Utilisation de différentes armes, attaques au corps à corps (finishing moves), il n'y a aucun doute, GOW 2 est bien un 18 + qui s'assume complètement. L'usage de la tronçonneuse est toujours aussi jouissif et s'accompagne de cris et de multiples taches de sang à l'écran. Et l'ennemi qui a encore la force de ramper au sol se fait écraser la tête comme une pastèque par les bottes métalliques pointure 58 de Marcus. Pour le reste, GOW 2 reprend la recette du premier épisode : des déplacements incessants d'un abri à l'autre en arrosant au passage tout ce qui pourrait avoir une sale gueule. Foncer tête baissée reste encore le meilleur moyen de finir en Game Over... Ou presque. Une fois à terre, on peu toujours tenter de se trainer jusqu'à un allié pour se faire soigner. Si les recettes du prédécesseur ont étés conservées (et c'est tant mieux), il est agréable de voir que le gameplay a été enrichi intelligemment. Une jouabilité revue et améliorée, Gears of War 2, c'est aussi un jeu plus long que le premier (environ 15h en solo).
pour le spectacle (sans) merci
La prise en main est donc identique, les repères se retrouvent instantanément, y compris dans l'interface, toujours aussi minimaliste. Le système de rechargement a gagné en lisibilité, le curseur de tir également : on ne le perd jamais de vue malgré la luxuriance des scènes de jeu. Critiqués par les gros joueurs sur la prépondérance du bouton A (celui utilisé pour se mettre à couvert), les concepteurs proposent un système de contrôle alternatif, davantage basé sur des scripts contextuels. En clair, fini de matraquer le bouton A : les actions s'effectuent de manière plus spontané, libérant votre pouce et allégeant la tension de vos pauvres poignets de joueurs endurcis... Une délicate attention. D'ailleurs GOW 2 est un jeu parsemé de petits détails destinés à faciliter la vie à commencer par sa difficulté générale, revue à la baisse. Le dosage de la difficulté est subtilement réglé, habile mélange de résistance des ennemis (entre deux balles et un chargeur et demi selon les réglages) et de réactivité de l'intelligence artificielle de vos coéquipiers. En Casual et Normal, ils foncent vous sauver au mépris de tout danger dès que vous êtes blessé mais les choses se compliquent dans les modes plus avancés, les combattants adoptent alors un comportement plus darwinien...
Guerre ouverte
Le mode coopératif en ligne qui a fait toute la réputation de GOW est bien entendu de retour, avec en prime la possibilité pour chaque joueur de choisir son propre niveau de difficulté, option visible lors des phases de jeu où chacun progresse de son côté. GOW 2 est davantage orienté grand spectacle, mais ce n'est pas seulement une question de nombre d'explosions... Cette fois, c'est la guerre totale contre l'envahisseur locuste, et vice-versa. Les vilaines bestioles creusent maintenant des puits capables d'engloutir des villes entières, une réponse du berger à la bergère suite à l'explosion de la Lightmass bomb qui les mis de très, très mauvaise humeur. On passe d'un statut de guérilla à celui de conflit global, avec tout ce qui va autour en moyens logistiques, les deux camps déployant leurs engins de geurre les plus meurtriers pour prendre l'avantage sur des champs de bataille sortant du cadre urbain. Vous battrez à bord d'énormes barges autoportées contre des packs de Brumaks (l'équivalent du T-Rex chez les Locustes, le lance-roquettes en plus), annihilerez à l'arme lourde ses escouades entières de drones, dévasterez des hectares de forêts sous les roues de vos blindés... Tout en gardant un contrôle absolu sur ce qui se passe à l'écran, à travers des phases de jeu variées, à la mise en scène imparable, utilisant les meilleures recettes pour vous faire frémir ou rugir. Vous frissonnerez, coincé dans l'obscurité d'un tunnel, où le claquement de dents des Locustes et la lueur des flammes s'échappant du canon de votre Lanzor sont vos seuls fils d'Ariane. Vous allez grondez, devant la puissance de votre arsenal, capable de réduire en pièces un Brumak. Vous allez paniquez, lorsque vous rencontrez votre premier Moine Kantus et le verrez ressusciter...
Gears of War 2 est bien un jeu épique, l'une des expériences ludiques les plus extrêmes, et les plus belles, que votre console est capable de vous offrir. La Xbox 360 vient de passer à la vitesse supérieure ! Que demander de plus ? Des graphismes époustouflants, un environnement destructible, du bourrin avec des éléments tactiques (les abris) et des dizaines de façons originales d'éclater ses adversaires ? Tout y est déjà dans Gears of War 2.
Depuis sa sortie fin 2006, Gears of Wars est unanimement devenu la référence du jeu de tir en vue à la troisième personne sur Xbox 360, voire toutes consoles confondues. Pour ce deuxième volet, les développeurs de chez Epic avaient une pression monumentale sur les épaules et des millions de fans qui les attendaient au tournant. Mais heureusement, la pression, les créateurs d'Unreal, font avec depuis bien des années et ça ne les empêche pas de pondre régulièrement de véritables bombes pour enflammer nos pads. Et autant le dire tout de suite, Gears of War 2 ne déroge pas à la règle, il est tout simplement énorme !
La suite
A la fin du premier volet, l'humanité pensait avoir mis une raclée aux Locustes (de vilains aliens pas beaux qui voulaient nous exterminer) en utilisant une bombe qui ferait passer celle d'Hiroshima pour un vulgaire pétard. Manque de chance, comme le rappelle la cinématique d'introduction de se second volet, la détonation a envoyé dans l'air de la planète Sera des particules qui propagent une maladie : la Rust Lang, une sorte de tuberculose version gore. Et pendant que tout le monde tousse, la horde des Locustes revient, bien décidée à éliminer l'espèce humaine pour de bon. Celle-ci s'est retranchée dans son dernier refuge : la ville de Jacinto. Dans l'histoire de la Terre, San Jacinto était le nom d'une bataille qui avait vu l'armée du Texas triompher de l'armée mexicaine en... 18 minutes.
Recherche Maria Désespérément
L'histoire de ce nouvel opus fait encore plus dans la démesure, mais on s'attarde également sur les sentiments et relations des brutasses de 200kg qui constituent notre équipe. Dominic Santiago cherche donc à retrouver sa femme Maria pendant que Marcus Fenix s'interroge sur les mérites comparés des balles dum-dum par rapport aux obus de 120mm. De toute manière, le scénario du premier volet était tellement au ras des pâquerettes que cette suite ne fait pas pire. Inutile de jouer les innocents, ce qui nous intéresse vraiment, c'est que cet opus à dans le ventre, pas de voir un gros balourd pleurer sur l'épaule de son camarade en lui parlant de sa femme (ne riez pas, ça arrive).
Si Gears of War (sorti en 2006) était déjà une claque visuelle, son descendant lui enfonce la tronche à coups de batte cloutée. Effets de brumes, déformations de liquides, flou en cas de déplacement rapide, les bons points s'accumulent vite et l'écart avec le premier GOW se creuse rapidement. Faire courir Marcus dans un cours d'eau, voir des tanks briser les arbres sur leur passage alors que le ciel est obscurci par les tirs de nos hélicoptères... c'est à pleurer ! La variété des détails et le moteur physique donnent au jeu un cachet de film de guerre bien crade. En plus, cette fois-ci, seul un tiers du soft se déroule sous terre, nous pouvons visiter un peu plus la surface désolée de la planète Sera. Les Locustes bénéficient eux aussi des prouesses de l'Unreal Engine 3 et sont plus laids que jamais (si, si, c'est une bonne chose)! On a rarement vu des monstres aussi repoussants et détaillés. De la bête de guerre armée d'un mortier au sniper tellement baraqué qu'il peut difficilement être discret en passant par les célèbres Brumaks (croisement incertain entre un troll, un tank et une moissonneuse-batteuse), vous allez souffrir. Cerise sur la gâteau : la possibilité de chevaucher certaines montures Locustes comme les Corpsers (une sorte d'araignée géante). Enfin, si le contact ne vous dégoute pas trop... Mais pas d'inquiétude, Epic s'est aussi lâché sur l'équipement de nos héros et nous avons de quoi lutter à armes égales contre ces satanés Locustes. Boucliers rétractables, tronçonneuses, fusils à pompe et à lunette, autant de manières sympathiques de faire connaissance avec ces aliens. On sent bien la patte Unreal sur l'arsenal de mort que transportent Marcus et ses amis psychotiques.
Un arsenal d'enfer
L'âme du boucher qui sommeille en vous s'en donnera à coeur joie. En effet, votre imagination est récompensée lors de la mise à mort des Locustes qui ont le malheur de croiser votre chemin. Utilisation de différentes armes, attaques au corps à corps (finishing moves), il n'y a aucun doute, GOW 2 est bien un 18 + qui s'assume complètement. L'usage de la tronçonneuse est toujours aussi jouissif et s'accompagne de cris et de multiples taches de sang à l'écran. Et l'ennemi qui a encore la force de ramper au sol se fait écraser la tête comme une pastèque par les bottes métalliques pointure 58 de Marcus. Pour le reste, GOW 2 reprend la recette du premier épisode : des déplacements incessants d'un abri à l'autre en arrosant au passage tout ce qui pourrait avoir une sale gueule. Foncer tête baissée reste encore le meilleur moyen de finir en Game Over... Ou presque. Une fois à terre, on peu toujours tenter de se trainer jusqu'à un allié pour se faire soigner. Si les recettes du prédécesseur ont étés conservées (et c'est tant mieux), il est agréable de voir que le gameplay a été enrichi intelligemment. Une jouabilité revue et améliorée, Gears of War 2, c'est aussi un jeu plus long que le premier (environ 15h en solo).
pour le spectacle (sans) merci
La prise en main est donc identique, les repères se retrouvent instantanément, y compris dans l'interface, toujours aussi minimaliste. Le système de rechargement a gagné en lisibilité, le curseur de tir également : on ne le perd jamais de vue malgré la luxuriance des scènes de jeu. Critiqués par les gros joueurs sur la prépondérance du bouton A (celui utilisé pour se mettre à couvert), les concepteurs proposent un système de contrôle alternatif, davantage basé sur des scripts contextuels. En clair, fini de matraquer le bouton A : les actions s'effectuent de manière plus spontané, libérant votre pouce et allégeant la tension de vos pauvres poignets de joueurs endurcis... Une délicate attention. D'ailleurs GOW 2 est un jeu parsemé de petits détails destinés à faciliter la vie à commencer par sa difficulté générale, revue à la baisse. Le dosage de la difficulté est subtilement réglé, habile mélange de résistance des ennemis (entre deux balles et un chargeur et demi selon les réglages) et de réactivité de l'intelligence artificielle de vos coéquipiers. En Casual et Normal, ils foncent vous sauver au mépris de tout danger dès que vous êtes blessé mais les choses se compliquent dans les modes plus avancés, les combattants adoptent alors un comportement plus darwinien...
Guerre ouverte
Le mode coopératif en ligne qui a fait toute la réputation de GOW est bien entendu de retour, avec en prime la possibilité pour chaque joueur de choisir son propre niveau de difficulté, option visible lors des phases de jeu où chacun progresse de son côté. GOW 2 est davantage orienté grand spectacle, mais ce n'est pas seulement une question de nombre d'explosions... Cette fois, c'est la guerre totale contre l'envahisseur locuste, et vice-versa. Les vilaines bestioles creusent maintenant des puits capables d'engloutir des villes entières, une réponse du berger à la bergère suite à l'explosion de la Lightmass bomb qui les mis de très, très mauvaise humeur. On passe d'un statut de guérilla à celui de conflit global, avec tout ce qui va autour en moyens logistiques, les deux camps déployant leurs engins de geurre les plus meurtriers pour prendre l'avantage sur des champs de bataille sortant du cadre urbain. Vous battrez à bord d'énormes barges autoportées contre des packs de Brumaks (l'équivalent du T-Rex chez les Locustes, le lance-roquettes en plus), annihilerez à l'arme lourde ses escouades entières de drones, dévasterez des hectares de forêts sous les roues de vos blindés... Tout en gardant un contrôle absolu sur ce qui se passe à l'écran, à travers des phases de jeu variées, à la mise en scène imparable, utilisant les meilleures recettes pour vous faire frémir ou rugir. Vous frissonnerez, coincé dans l'obscurité d'un tunnel, où le claquement de dents des Locustes et la lueur des flammes s'échappant du canon de votre Lanzor sont vos seuls fils d'Ariane. Vous allez grondez, devant la puissance de votre arsenal, capable de réduire en pièces un Brumak. Vous allez paniquez, lorsque vous rencontrez votre premier Moine Kantus et le verrez ressusciter...
Gears of War 2 est bien un jeu épique, l'une des expériences ludiques les plus extrêmes, et les plus belles, que votre console est capable de vous offrir. La Xbox 360 vient de passer à la vitesse supérieure ! Que demander de plus ? Des graphismes époustouflants, un environnement destructible, du bourrin avec des éléments tactiques (les abris) et des dizaines de façons originales d'éclater ses adversaires ? Tout y est déjà dans Gears of War 2.
Bilan :
Gears of War 2 met la barre beaucoup plus haut que son prédécesseur. Les niveaux sont très variés et ne lasse jamais de bien progresser. Un hit en puissance.
10/10
>> Images :
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Barnaby
Posté le samedi 15 novembre 2008 - 17:11
Perso j'accroche pas... c'est joli c'est sûr mais je le trouve ennuyeux. Vite vite, Tomb Raider Underworld !!!
Infos Jeu
Gears of War 2

Développeur : Epic Games
Genre : Action
Nombre de joueurs : 1-16
Sortie Française : 7 novembre 2008
Sortie US : 7 novembre 2008
Sortie Japonaise : 7 novembre 2008
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Posté le jeudi 4 décembre 2008 - 10:12
Tu sera content de voir que nous avons testés Tomb Raider Underworld. On attend plus que vos réactions.