Test : Call of Duty 5 : World AT War
Le 11/11/2008 par Kam
Après un Call of Duty 4 tonitruant, la série n'a d'autres choix que d'en mettre plein la vue et les oreilles, quel que soit le conflit choisi pour ce nouvel opus.
Référence en matière de FPS de guerre, la série des Call of Duty offre la particularité de reposer sur deux studios distincts au sein d'Activision. Un exemple parfait de "rivalité amicale", comme la qualifient les développeurs eux-mêmes, idéale pour stimuler les idées fraîches et assurer un rythme de sorties annuel.
Call of Duty 4.5
Mais après la claque administrée par Call of Duty 4, véritable maître étalon signé Infinity Ward, pas facile pour Treyarch de récupérer la garde du petit. Surtout quand le studio persiste à enraciner l'action dans la sempiternelle Seconde Guerre mondiale, alors que COD4 offrait aux joueurs le conflit moderne tant attendu. Pour faire aussi bien sinon mieux que son prédécesseur, ce nouvel épisode dispose néanmoins d'une recette toute simple qui consiste à reprendre les bases de COD4 (de son moteur 3D jusqu'à ses modes online) et d'y ajouter quelques touches personnelles. Dans ce World at War, le conflit ne se limite pas à l'Europe ni à la Russie, mais vous plonge jusque dans les batailles du Pacifique face aux Japonais.
Comme si vous y étiez
Plus sombre et sans concession, World at War démarre sur une scène de torture suivie de l'attaque surprise du camp japonais qui vous retient prisonnier. En quelques secondes, la nuit est déchirée par les explosions, les cris et les flammes (aussi détaillées que le ressac des vagues au bord de la plage), tandis que vous foncez vers la jungle toute proche et l'embuscade qui vous y attend, à coups de fusée éclairante et de soldats tapis dans les herbes. On a beau reconnaître une fois de plus les couloirs déguisées qui retient de vastes zones où la plupart des coups d'éclat sont scriptées, toutes ces ficelles délivrent un spectacle détonant à travers une mise en scène et une immersion optimales. Avec ce COD, c'est un jeu au visage plus violent et viscéral de la Seconde Guerre mondiale. Car lors de certaines batailles, il n'est plus question de patriotisme mais de soldats perdus dans un milieu hostile où la mort peut surgir du moindre buisson.
Si le scénario tient plus au moins la route, il faut tout de même que les phases in game accrochent le joueur, histoire de ne pas perdre le fil de l'aventure. Là aussi les ressemblances avec Modern Warfare sont flagrantes. Pour que l'action soit omniprésente, le jeu se transforme en une guerre "grand spectacle" où l'intensité monte de seconde en seconde. A la suite de la première scène, vous vous retrouvez en compagnie de vos alliés afin de raser le camp où vous étiez prisonnier. A peine sorti de votre trou, vous serez frappé de plein fouet par une ambiance survoltée. Pendant que vous essayez tant bien que mal de vous sortir de ce pétrin, les troupes aériennes balancent des dizaines de bombes, faisant du camp un véritable champ de bataille. Les abris explosent les uns après les autres, les avions ennemis s'écrasent à quelques mètres de vous, et les dialogues des soldats vous mettent dans un état de stress extrême : Oui, vous êtes en guerre ! Et cela vaut pour chacune des séquences que vous rencontrez. Si les attaques en groupe sont aussi spectaculaires et brutales, les phases au sniper mettent vos cinq sens en ébullition. La seule fausse note vient de la phase en avion qui, comme dans COD4, n'apporte pas grand-chose en termes de gameplay. On se contente de mitrailler sur les convois japonais sans aucune réplique, attendant simplement que ces derniers explosent gentiment. Mais pas de chipotage, car j'étais loin de penser que l'immersion aurait été aussi aboutie. Et rien que pour ça, chapeau bas !
Plus jamais seul
On aurait aimé l'avoir dans Modern Warfare, mais c'est bien dans World at War que ce dernier est présent. On veut évidemment parler du mode Coop. En effet, il est possible de faire la campagne solo avec ses potes non seulement en ligne, mais aussi hors ligne (à deux écrans splitté). Chaque joueur a des défis propres et doit les accomplir pour gagner un certain nombre de points. Un bon moyen de mettre un soupçon de concurrence et de piment aux affrontements. La difficulté est d'ailleurs dynamiquement et automatiquement réajustable, en fonction du rang et du niveau de tous les joueurs. Ca, c'est la classe !
En route vers la guerre !
En plus de reprendre les mêmes mécaniques des jeux, COD5 intègre aussi donc, le moteur graphique de COD4. Et si l'idée première est bonne, on ne peut s'empêcher de penser que d'autres jeux ont fait la même démarche sans grande réussite (Quantum of Solace). C'est d'ailleurs le cas pour à peu près tous les projets reprenant l'Unreal Engine 3. Alors était-ce une erreur ? Eh bien non, car non seulement les graphismes font toujours plaisir à voir, mais en plus quelques améliorations techniques ont été effectuées. En effet, si les décors réagissent toujours aussi bien avec la puissance de votre arsenal la végétation est cette fois-ci criante de réalisme. Grâce au tout nouveau lance-flammes, les feux se propagent à vitesse grand V ne laissant derrière eux aucune trace de vie. Si ça n'a l'air de rien à première vue, cette prouesse technique prend tout son sens lorsque des dizaines d'ennemis vous attendent bien sagement camouflés dans les arbres et les champs de blé. Sortez les allumettes, ça va chauffer !
Si World at War en jette visuellement, l'aspect-sonore du soft est aussi une belle réussite. Et si les musiques ainsi que les bruitages vous laissent sans voix, c'est essentiellement grâce à une reproduction en 5.1 quasi parfaite. Le son des coups de feu varie selon que vous êtes en plein air ou dans une pièce résonnante. De plus, il est possible de localiser les tireurs rien qu'en ouvrant attentivement ses oreilles. Hallucinant ! Si vous n'avez toujours pas de système 5.1 chez vous, c'est le moment de sortir son portefeuille
Référence en matière de FPS de guerre, la série des Call of Duty offre la particularité de reposer sur deux studios distincts au sein d'Activision. Un exemple parfait de "rivalité amicale", comme la qualifient les développeurs eux-mêmes, idéale pour stimuler les idées fraîches et assurer un rythme de sorties annuel.
Call of Duty 4.5
Mais après la claque administrée par Call of Duty 4, véritable maître étalon signé Infinity Ward, pas facile pour Treyarch de récupérer la garde du petit. Surtout quand le studio persiste à enraciner l'action dans la sempiternelle Seconde Guerre mondiale, alors que COD4 offrait aux joueurs le conflit moderne tant attendu. Pour faire aussi bien sinon mieux que son prédécesseur, ce nouvel épisode dispose néanmoins d'une recette toute simple qui consiste à reprendre les bases de COD4 (de son moteur 3D jusqu'à ses modes online) et d'y ajouter quelques touches personnelles. Dans ce World at War, le conflit ne se limite pas à l'Europe ni à la Russie, mais vous plonge jusque dans les batailles du Pacifique face aux Japonais.
Comme si vous y étiez
Plus sombre et sans concession, World at War démarre sur une scène de torture suivie de l'attaque surprise du camp japonais qui vous retient prisonnier. En quelques secondes, la nuit est déchirée par les explosions, les cris et les flammes (aussi détaillées que le ressac des vagues au bord de la plage), tandis que vous foncez vers la jungle toute proche et l'embuscade qui vous y attend, à coups de fusée éclairante et de soldats tapis dans les herbes. On a beau reconnaître une fois de plus les couloirs déguisées qui retient de vastes zones où la plupart des coups d'éclat sont scriptées, toutes ces ficelles délivrent un spectacle détonant à travers une mise en scène et une immersion optimales. Avec ce COD, c'est un jeu au visage plus violent et viscéral de la Seconde Guerre mondiale. Car lors de certaines batailles, il n'est plus question de patriotisme mais de soldats perdus dans un milieu hostile où la mort peut surgir du moindre buisson.
Si le scénario tient plus au moins la route, il faut tout de même que les phases in game accrochent le joueur, histoire de ne pas perdre le fil de l'aventure. Là aussi les ressemblances avec Modern Warfare sont flagrantes. Pour que l'action soit omniprésente, le jeu se transforme en une guerre "grand spectacle" où l'intensité monte de seconde en seconde. A la suite de la première scène, vous vous retrouvez en compagnie de vos alliés afin de raser le camp où vous étiez prisonnier. A peine sorti de votre trou, vous serez frappé de plein fouet par une ambiance survoltée. Pendant que vous essayez tant bien que mal de vous sortir de ce pétrin, les troupes aériennes balancent des dizaines de bombes, faisant du camp un véritable champ de bataille. Les abris explosent les uns après les autres, les avions ennemis s'écrasent à quelques mètres de vous, et les dialogues des soldats vous mettent dans un état de stress extrême : Oui, vous êtes en guerre ! Et cela vaut pour chacune des séquences que vous rencontrez. Si les attaques en groupe sont aussi spectaculaires et brutales, les phases au sniper mettent vos cinq sens en ébullition. La seule fausse note vient de la phase en avion qui, comme dans COD4, n'apporte pas grand-chose en termes de gameplay. On se contente de mitrailler sur les convois japonais sans aucune réplique, attendant simplement que ces derniers explosent gentiment. Mais pas de chipotage, car j'étais loin de penser que l'immersion aurait été aussi aboutie. Et rien que pour ça, chapeau bas !
Plus jamais seul
On aurait aimé l'avoir dans Modern Warfare, mais c'est bien dans World at War que ce dernier est présent. On veut évidemment parler du mode Coop. En effet, il est possible de faire la campagne solo avec ses potes non seulement en ligne, mais aussi hors ligne (à deux écrans splitté). Chaque joueur a des défis propres et doit les accomplir pour gagner un certain nombre de points. Un bon moyen de mettre un soupçon de concurrence et de piment aux affrontements. La difficulté est d'ailleurs dynamiquement et automatiquement réajustable, en fonction du rang et du niveau de tous les joueurs. Ca, c'est la classe !
En route vers la guerre !
En plus de reprendre les mêmes mécaniques des jeux, COD5 intègre aussi donc, le moteur graphique de COD4. Et si l'idée première est bonne, on ne peut s'empêcher de penser que d'autres jeux ont fait la même démarche sans grande réussite (Quantum of Solace). C'est d'ailleurs le cas pour à peu près tous les projets reprenant l'Unreal Engine 3. Alors était-ce une erreur ? Eh bien non, car non seulement les graphismes font toujours plaisir à voir, mais en plus quelques améliorations techniques ont été effectuées. En effet, si les décors réagissent toujours aussi bien avec la puissance de votre arsenal la végétation est cette fois-ci criante de réalisme. Grâce au tout nouveau lance-flammes, les feux se propagent à vitesse grand V ne laissant derrière eux aucune trace de vie. Si ça n'a l'air de rien à première vue, cette prouesse technique prend tout son sens lorsque des dizaines d'ennemis vous attendent bien sagement camouflés dans les arbres et les champs de blé. Sortez les allumettes, ça va chauffer !
Si World at War en jette visuellement, l'aspect-sonore du soft est aussi une belle réussite. Et si les musiques ainsi que les bruitages vous laissent sans voix, c'est essentiellement grâce à une reproduction en 5.1 quasi parfaite. Le son des coups de feu varie selon que vous êtes en plein air ou dans une pièce résonnante. De plus, il est possible de localiser les tireurs rien qu'en ouvrant attentivement ses oreilles. Hallucinant ! Si vous n'avez toujours pas de système 5.1 chez vous, c'est le moment de sortir son portefeuille
Bilan :
Vous l'aurez compris, Call of Duty World at War est un excellent jeu. Et même si le retour à la Seconde Guerre mondiale en laissera plus d'un amer, la réalisation hors paire et le gameplay font la différence. Il n'y a aucun doute ce World at War est un vrai Call of Duty 5. Un pur et dur.
7/10
>> Images :
Infos Jeu
Call of Duty 5 : World AT War

Développeur : Treyarch
Genre : FPS
Nombre de joueurs : 1-4
Sortie Française : 14 novembre 2008
Sortie US : 11 novembre 2008
Sortie Japonaise : Inconnue
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